Réunis à Dapaong, autorités administratives, techniques, coutumières et représentants des communautés locales ont entamé, ce lundi 27 juillet, l’examen du rapport d’étude sur la sécurisation foncière du projet de promotion de la culture du bambou porté par l’ONG AREF. L’objectif est de parvenir à un consensus sur les mécanismes d’accès à la terre, condition essentielle à la mise en œuvre de cette initiative de développement durable dans la région des Savanes.
L’Hôtel Dapaong a servi de cadre, ce lundi 27 juillet, à l’atelier régional de validation du rapport d’étude sur la sécurisation foncière du projet de promotion de la culture du bambou, une initiative portée par l’ONG AREF.La cérémonie d’ouverture a été présidée par le secrétaire général du gouvernorat de la région des Savanes, Kégbero Latifou Seigneur, représentant le gouverneur. Elle a également enregistré la présence du préfet de Tône, Ouro-Gouroungou Horomila, du directeur régional de l’Environnement des Savanes, le Col. Nadjeliba Palabé, ainsi que de représentants des ministères de l’Agriculture, de l’Environnement, de la Planification et du Développement, des maires, des préfets, des chefs de canton, des propriétaires terriens et des représentants des communautés hôtes des futurs sites de plantation.
Placée sous le thème « Sécurisation foncière et accès aux terres pour le développement », la rencontre a pour objectif d’amender et de valider le rapport d’étude de sécurisation foncière élaboré dans le cadre du projet.Dans son mot de bienvenue, le coordinateur de l’ONG AREF, Paguédam Konlan Big, a indiqué que le document soumis aux participants est le résultat de trois mois de diagnostics et de consultations de terrain menés auprès des différents acteurs concernés. « Nous venons vous soumettre les résultats de trois mois de diagnostic de terrain. L’objectif est de valider ensemble les mécanismes adaptés à nos réalités locales, mécanismes qui sécurisent agriculteurs, investisseurs et générations futures », a-t-il déclaré.
Prenant la parole au nom du gouverneur, Kégbero Latifou Seigneur a rappelé que le projet de culture du bambou représente une opportunité stratégique pour la région des Savanes. Il a souligné son double intérêt économique et environnemental, estimant qu’il pourrait à la fois contribuer à la création d’emplois et de revenus tout en participant à la restauration des écosystèmes et à la protection des ressources naturelles.
Le directeur régional de l’Environnement des Savanes, le Col. Nadjeliba Palabé, a insisté sur la nécessité de lever les contraintes liées au foncier avant le démarrage effectif du projet.« Il faut sécuriser les terres. Donc cet atelier vient à point nommé pour éviter les goulots d’étranglement que constitue l’insécurité foncière dans ce projet », a-t-il affirmé.
Le projet prévoit à la longue la création d’un centre pilote démonstratif du bambou sur une superficie d’environ 100 hectares. Cette infrastructure servira de centre de formation communautaire, de démonstration et d’apprentissage technique sur la culture du bambou, sa transformation et ses différents usages.
À travers cet atelier, les promoteurs du projet entendent doter l’initiative d’un cadre foncier sécurisé et consensuel. Les recommandations qui en sortiront devraient faciliter l’implantation des futures plantations de bambou et favoriser le développement d’une filière appelée à contribuer durablement au développement économique et environnemental de la région des Savanes.
Robert Douti
Laabali.com
